Lecteur de comics de longue date, je ne m’aventurais que rarement du côté de DC Comics avant l’évènement Flashpoint en 2011. Après cela, je me suis mis à principalement lire Batman. Depuis peu, j’ai commencé à naviguer dans les histoires passées les plus recommandées et je me suis dit que mon exploration des aventures du Dark Knight pouvait mener à un guide pour ceux qui seraient, comme moi, intéressés par lire de bons comics.

J’ai fait ma première sélection de titres à partir de discussions en ligne, notamment sur Reddit, mais aussi à partir de choses que j’ai lu ailleurs. Ce qui suit n’est aucunement exhaustif et sera, dans un premier temps, assez peu étoffé. Au gré de mes lectures et relectures, je vais tenter d’ajouter des détails pour que ce guide puisse être pertinent.

En attendant qu’il soit complet, je liste donc les titres importants qui seront explorés.

Batman: The Dark Knight Returns (1986)

Résumé : Des années après avoir pris une retraite forcée, Bruce Wayne est devenu un quinquagénaire aigri et porté sur l’alcool. Mais la plongée de Gotham City dans le crime et le désespoir va le pousser à redevenir le justicier Batman. Traqué par la police et le gouvernement, le Chevalier Noir va mener sa dernière horde sauvage. (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Mini-série qui fut pendant un temps appelée en France Batman : Dark Knight (avant de retrouver son titre original), The Dark Knight Returns est écrite et dessinée par Frank Miller. Aujourd’hui connue pour avoir initiée l’ère « dark » de DC Comics. Cette histoire a en effet redéfini Batman comme étant ce personnage sombre et torturé que l’on connait bien maintenant. L’influence de ce livre sur l’industrie est simplement énorme.

Mon avis : En dépit de son influence en son temps et malgré des qualités narratives indéniables, je trouve que The Dark Knight Returns est quelque peu dépassé dans son propos politique, sans parler de ses occasionnelles pointes de misogynie qui tachent un peu et de son côté anarchiste qui n’est pas forcément en accord avec les valeurs de Batman. Cela reste une histoire ambitieuse qui mérite d’être lue, notamment pour reconnaitre son influence sur ce qui a suivi. De plus, il y a des éléments repris dans les films.


Batman: Year One (1987)

Résumé : Quand il avait six ans, Bruce Wayne a vu ses parents se faire assassiner sous ses yeux. Après un entrainement intensif, il revient à Gotham City pour mener une guerre sans merci contre le crime… mais ce ne sera pas facile. Face à la corruption des autorités de la ville et leurs liens avec la pègre, Bruce, sous le déguisement du vigilant Batman, va forger une alliance avec un policier nouveau venu à Gotham : le lieutenant James Gordon. (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Appelé en France Batman Année Un, cette storyline tirée de la série régulière (Batman #404-407) écrite par Frank Miller et dessinée par David Mazzucchelli nous propose, comme le titre le suggère, de revenir sur les débuts de Bruce Wayne dans le costume de Batman. L’histoire est arrivée après la relance de l’Univers DC grâce au méga crossover Crisis on Infinite Earths. Miller reprit des éléments de la première version et livra un récit noir qui est en quelque sorte devenu l’ultime histoire sur les origines du Dark Knight.

Mon avis : The Dark Knight Returns n’est pas ma tasse de thé et je pense que Batman: Year One est un travail bien supérieur de la part de Frank Miller. C’est probablement le meilleur point d’entrée dans l’univers de Batman que l’on puisse recommander à un nouveau lecteur. Le dessin de Mazzucchelli, la mise en place du monde de l’homme chausse-souris (avec Gordon et Catwoman) et la qualité générale de l’écriture.


Batman: The Killing Joke (1988)

Résumé : Le Joker s’est à nouveau échappé de l’asile d’Arkham. Il a cette fois pour objectif de prouver la capacité de n’importe quel être humain de sombrer dans la folie après un traumatisme. Pour sa démonstration, il capture le commissaire GORDON et le soumet aux pires tortures que l’on puisse imaginer, à commencer par s’attaquer à sa chère fille, Barbara Gordon. (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Ce one-shot signé par Alan Moore et dessiné par Brian Bolland est aujourd’hui une des plus célèbres histoires de Batman qui aida à définir le Joker comme on le connait à présent. Il a aussi changé la vie de Barbara Gordon qui finit paralysée, ce qui la força à abandonner son costume de Batgirl pour devenir Oracle.

Mon avis : Alan Moore n’est pas spécialement un fan de The Killing Joke, et je suis d’accord avec lui. Le récit est superficiel et s’appuie trop sur ses thématiques au point de s’égarer dans sa narration pour tenter de faire passer son message, mais le dessin de Brian Bolland est de toute beauté et rend l’ensemble iconique. Je pense que sans la partie sur Barbara, cette histoire ne serait jamais devenue ce qu’elle est aujourd’hui, mais c’est une incontournable à présent.


Batman: A Death in the Family (1988)

Résumé : Jason Todd, le deuxième Robin, retrouve la trace de sa mère, disparue depuis des années. Mais, au tournant, l’attend également le Joker, le pire ennemi de Batman… Le Chevalier Noir va connaître l’une des heures les plus tragiques de sa carrière. Un Batman peut-il poursuivre sa lutte sans un Robin à ses côtés ? (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Cette histoire, publiée en France chez Urban Comics sous le titre Batman Un Deuil dans la Famille, se compose de 4 numéros (Batman #426–429) qui ont été signés par Jim Starlin et illustrés par Jim Aparo. Cela nous raconte la mort de Jason Todd, le Robin qui prit la place de Dick Grayson (et qui est revenu à la vie plus tard, naturellement). Le twist est que le sort du personnage a été fixé par les lecteurs à l’aide d’un numéro vert qui fut mis en place pour récolter les votes. Cela créa un côté sensationnel à l’histoire qui ne diminue pas aujourd’hui son influence majeure sur la série et le reste des œuvres prenant place dans l’univers Batman.


Batman : Arkham Asylum – A Serious House on a Serious Earth (1989)

Résumé : Emmenés par le Joker, les pensionnaires d’Arkham prennent le contrôle de l’établissement. Ils ne libéreront leurs otages que si l’on accède à leur ultime requête : que Batman leur soit livré et qu’il devienne l’un des leurs. (source : Panini Comics)

Ce qu’il faut savoir : Publié en France sous le titre Batman : L’Asile d’Arkham chez Panini Comics, ce « graphic novel » est signé par Grant Morrison et a été illustré par Dave McKean. On note que c’est d’ailleurs la première histoire de Batman signée par Morrison.

Mon avis : On revient aux origines du célèbre Arhham Asylum, un joli morceau de mythologie qui est sublimé par l’approche visuel de Dave McKean qui, avouons-le, est le principal attrait ici.


Gotham by Gaslight (1989)

Résumé : Nous sommes en 1889, Bruce Wayne est à Vienne où il étudie sous le Dr Freud avant de retourner chez lui pour tenter de gérer le traumatisme lié à la mort de ses parents. De retour à Gotham City, un meurtrier commence à assassiner des femmes et le mystérieux Batman est suspecté d’être le responsable. Rapidement, Bruce identifie le célèbre Jack l’Éventreur comme étant le tueur, mais il se fait piéger et envoyer en prison.

Ce qu’il faut savoir : En France, cette histoire a été publiée une première fois sous le titre Batman : Gotham au XIXe siècle chez Panini Comics, et fut rééditée récemment par Urban Comics, cette fois sous le titre original. Elle est considérée comme étant la première à appartenir à la collection Elseworlds qui propose des histoires avec les héros DC hors continuité.

Mon avis : Je ne suis pas nécessairement un adepte de la transposition des héros à d’autres époques, en particulier parce que les scénaristes ne font généralement pas beaucoup d’efforts en se contentant de réécrire les origines du personnage sans trop profiter de la conjoncture différente pour bousculer les choses. Gotham by Gaslight offre cependant pour sa part quelques twists intéressants, et envoyer Jack l’Éventreur à Gotham face au célèbre justicier fonctionne vraiment bien. Enfin, les dessins de Mike Mignola sont toujours un plaisir pour les yeux.


Batman: Dark Knight, Dark City (1990)

Résumé : Habituellement moins violent, The Riddler se lance dans une série de crimes toujours plus dérangeants auxquels Batman ne parvient pas à donner un sens. Il suit alors les pistes que son ennemi lui laisse, cherchant à retrouver sains et saufs les bébés qui ont été volés à la maternité.

Ce qu’il faut savoir : Écrite par Peter Milligan, Dark Knight, Dark City est une histoire qui s’étale sur seulement 3 issues (Batman # 452 à # 454) qui n’est pas forcément aisée à trouver (elle a été rééditée en V.O. il y a peu tout de même). Elle met donc en scène The Riddler qui, comme d’autres durant cette époque, était en quelque sorte réinventé pour apparaitre plus sombre et crédible.

Mon avis : Excellente histoire qui profite beaucoup du dessin de Kieron Dwyer. En plus de nous présenter un Batman qui est avant tout un détective cherchant à comprendre les motivations de son ennemi pour l’arrêter, le récit vire au gothique de manière intéressante. En plus, c’est une histoire qui se révèle étonnamment influente, introduisant le démon Barbatos et l’idée qu’il y a un mal au cœur de Gotham qui existe depuis très longtemps. On retrouvera cela chez Morrison et Snyder.


Batman : Knightfall (1993)

Résumé : En planifiant l’évasion de tous les criminels de l’asile d’Arkham, Bane exécute le premier mouvement d’un plan minutieusement pensé. Son objectif est simple : détruire physiquement et mentalement le Chevalier Noir. Acculé, exténué, Batman est contraint de faire appel à ses dernières forces pour finalement s’avouer vaincu, pour la toute première fois. (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Knightfall est massif, plus de 1800 pages. L’histoire est importante, puisque Batman se fait battre par Bane. C’est ce qui est connu, en grande partie parce que c’est l’inspiration derrière The Dark Knight Rises. Ce qui l’est moins, c’est que cela se divise en trois grands chapitres : « Knightfall », « Knightquest » et « KnightsEnd ». Le premier est donc Bane (et autres méchants évadés d’Arkham) vs Batman. Le second est Jean-Paul Valley (aka Azrael) qui remplace Batman et devient sans tarder incontrôlable, laissant la violence et la folie accompagnant sa « programmation » le dominer. Le troisième est le retour de Bruce Wayne qui doit battre Jean-Paul pour redevenir Batman… et un peu plus.

Mon avis : Knightfall a ses mérites qui se situent dans la première et la troisième partie. La seconde devient rapidement redondante et franchement dispensable. Je ne dis pas que la partie Knightquest doit être sautée, mais vous ne perdrez pas grand-chose à simplement la survoler.

    


Batman: The Long Halloween / Dark Victory (1996)

Résumé : Quelques mois après sa première victoire contre l’empire du crime qui phagocyte. La cité de Gotham, le vigilant Batman enquête sur une série de meurtres perpétrés uniquement lors des fêtes. Travaillant en parallèle avec le jeune procureur Harvey Dent et le Lieutenant James Gordon, le Chevalier Noir engage une course contre ce calendrier morbide qui égrène chaque mois une victime supplémentaire. Une quête dont la conclusion pourrait bien sonner la chute du plus grand espoir de Gotham, et la naissance de l’un de ses pires monstres de foire… (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Publiée en français sous le titre Batman : Un Long Halloween, cette mini série en treize numéros a été écrite par Jeph Loeb et dessinée par Tim Sale. Chronologiquement, elle s’inscrit à la suite de Batman : Année Un et se focalise sur l’origine de Double-Face. De son côté, Dark Victory est appelée chez nous Batman : Amère Victoire et est donc une suite — par les mêmes auteurs — d’Un Long Halloween qui nous propose une relecture des origines de Dick Grayson/Robin.


Batman: No Man’s Land (1999)

Résumé : Ravagée par un tremblement de terre, Gotham City est également abandonnée par les autorités gouvernementales qui l’isolent du reste des États Unis. Des mois plus tard, Batman revient à Gotham, décidé à reprendre la ville en mains. Mais celle-ci est découpée en fiefs régis par ses pires ennemis… (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Comme Knightfall, la storyline No Man’s Land est massive, plus de 2000 pages. L’histoire débute d’ailleurs avant, car le tremblement de terre qui ravage Gotham est le cœur de la storyline intitulée Batman : Cataclysme qui chronique donc la catastrophe et comment les personnages sortent des décombres. Après cela, il y a Batman : Road to No Man’s Land qui est relativement optionnelle, car c’est plus ou moins une série de vignettes montrant comment Batman et ses alliés participent aux opérations de sauvetage une fois que les choses se sont retombés, et autres chasses aux criminels qui veulent profiter de la situation. Vient donc ensuite le main event, No Man’s Land. On note que, dans celui-ci, sont introduits Cassandra Cain qui devint alors la nouvelle Batgirl (actuellement connue sous le nom Orphan) et Harley Quinn qui intègre officiellement la continuité des comic books.

Mon avis : C’est long, mais pas fastidieux à lire, au contraire. On enchaine les courtes intrigues (1 à 3-4 issues) qui aident à développer une histoire plus globale. L’une des qualités de No Man’s Land est que l’on croise de nombreux personnages importants de l’univers de Batman. Quand on n’est pas familier avec ses ennemis et ses alliés, c’est une bonne façon de couvrir les bases.

     


Batman: Ego and Other Tails (2000)

Résumé : Batman est à la poursuite de Buster Snibbs, un petit criminel qui était à la solde du Joker. Quand il le retrouve, Snibbs est sur le point de se suicider et explique qu’il sait que le Joker a connaissance de sa trahison et que personne ne peut le protéger, ni Batman ni la police. Il avoue alors avoir tué sa propre famille pour éviter que le Joker ne les fasse souffrir puis il se tue devant un Batman impuissant et épuisé. Quand il retourne dans la Batcave, rongé par la culpabilité, il se met à envisager de prendre sa retraite. Bruce Wayne et Batman se mettent alors à débattre si c’est la voie à suivre.

Ce qu’il faut savoir : Ce livre rassemble une collection d’histoires écrites et (presque toutes) dessinées par le légendaire Darwyn Cooke (RIP). On retrouve donc l’histoire « Ego », mais aussi « Here Be Monsters », « Catwoman : Selina’s Big Score », « The Monument », « Date Knight » et « Deja Vu ».

Mon Avis : Le style de Darwyn Cooke justifie à lui seul que l’on s’immerge dans ce livre qui recoupe plusieurs histoires. La première qui nous offre un débat entre Batman et Bruce Wayne ne manque pas d’intérêt, mais c’est indéniablement « Catwoman : Selina’s Big Score » qui justifie l’investissement (dispo en France sous le titre Catwoman: Le Grand Braquage). Il y en a donc pour ceux qui veulent de l’introspection dans Batman et du récit noir avec Selina Kyle.


Batman: Hush (2002)

Résumé : Batman se retrouve assailli par tous ses ennemis, lorsqu’un mystérieux personnage qui dissimule son visage sous des bandelettes apparaît. Son nom ? Silence. Son but ? Harceler le justicier jusqu’à lui faire perdre raison. Catwoman saura-t-elle lui apporter l’aide et le réconfort dont il a cruellement besoin ? (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Nous venant de Jeph Loeb qui est au scénario, tandis que Jim Lee se charge du dessin, Batman : Silence (comme on l’appelle en France) est une storyline s’étalant sur les numéros 608 à 619 de la série régulière. On y retrouve Batman, les membres de la Bat Family, Catwoman et des ennemis majeurs du Dark Knight comme Killer Croc, Poison Ivy, Harley Quinn, Le Joker, L’Épouvantail, Clayface, Double-Face, Ra’s al Ghul et Talia al Ghul.

Mon Avis : Cette histoire rondement menée par Jeph Loeb est peut-être prévisible dans sa conclusion, mais cela ne l’empêche pas d’être pleine de surprises, notamment pour les amateurs du couple Batman/Catwoman. C’est également une bonne utilisation des différents ennemis de Batman qui font de cette histoire un point d’entrée fortement recommandable pour les nouveaux lecteurs qui veulent se familiariser avec l’univers du Dark Knight.


Gotham Central (2002)

Résumé : La vie de flic n’est pas simple à Gotham City. Protégée par un justicier taciturne, elle est la cible des pires criminels qui soient. C’est ce que vont apprendre à leurs dépends l’inspecteur Marcus Driver lorsque son partenaire est abattu par Mr Freeze, ou Renée Montoya lorsque son homosexualité est révélée au grand jour. (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Se composant de 4 volumes — collectant un total de 40 numéros -, la série Gotham Central a la particularité de se concentrer, non pas sur Batman, mais sur les flics de Gotham. Elle est écrite par deux valeurs sûres, Ed Brubaker et Greg Rucka, qui se sont partager les personnages. Le premier couvre les policiers qui travaillent de nuit, l’autre ceux qui opèrent durant la journée. Batman fait de brèves apparitions, mais n’est vraiment que très peu présent.

   


Batman: The Man Who Laughs (2005)

Résumé : Depuis que Batman s’est lancé dans son combat contre le crime, Jim Gordon a l’impression que Gotham est hors de contrôle. Quand il arrive sur une scène de crime, trouvant des dizaines de corps mutilés, il sait que le pire est à venir. Peu après, un mystérieux psychopathe fait son apparition à la télévision, menaçant de détruire la ville, mais il va commencer par s’attaquer à certaines de ses figures prédominantes. Batman doit agir, mais il faut d’abord qu’il découvre à qui il a vraiment à faire.

Ce qu’il faut savoir : Ce one-shot d’un peu moins de 70 pages écrit par Ed Brubaker et dessiné par Doug Mahnke trouve en quelque sorte sa place dans la continuité de Batman : Année Un. Cela nous offre donc un récit entourant la première rencontre entre Batman et le Joker, et qui est devenu un classique instantané.

Mon Avis : Définitivement l’histoire pour bien débuter avec le Joker, en particulier pour bien mesurer la violence du personnage et pourquoi il est un des plus grands ennemis de Batman (et Gordon).


Batman by Grant Morrison (2006)

En plus d’avoir redonné aux X-Men un coup de jeune, Grant Morrison laissa sa marque sur un autre héros majeur dans l’univers des comic books dans les années 2000. Je parle bien entendu de Batman. Il reprend en main l’univers du Dark Knight en 2006 et l’étend comme aucun auteur ne l’a fait avant lui. Son run est énorme et parfois légèrement difficile à suivre avec les différents cross-over entre les séries de l’univers de la Bat Family.

Je n’ai pas encore tout lu de cette période. Je compte tout reprendre depuis le début et vous offrir un guide un peu plus complet. Pour le moment, voici les storylines les plus cotées :

  1. Batman: Batman and Son – l’introduction de Damain Wayne, son fils biologique.
  2. Batman R.I.P. – Batman voit tout ce qu’il a bâti mis en péril par l’organisation Black Glove qui veut le mener à sa perte.
  3. Batman: Time and the Batman – numéro 700 de la série.
  4. Batman and Robin – Dick Grayson est désormais Batman et fait équipe avec Damian Wayne
  5. Batman: The Return of Bruce Wayne – Suite à l’event Final Crisis, Bruce Wayne doit retrouver son chemin vers le présent.
  6. Batman Incorporated – « Batman » devient une franchise ! Des combattants du crime sont formés pour représenter Batman à travers le monde.

Batman: Heart of Hush (2009)

Résumé : De nouvelles enquêtes attendent Batman, qui doit faire face au retour d’un de ses plus redoutables ennemis, Silence. Cette fois-ci, le criminel au visage dissimulé sous des bandages, s’attaque non seulement au Chevalier Noir mais également à la personne la plus chère à son cœur… Selina Kyle, dite Catwoman ! (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Histoire que l’on trouvera en France dans le tome 2 de la collection Paul Dini présente Batman : Le cœur de Silence a été écrite, comme vous l’avez deviné, par Paul Dini. C’est Dustin Nguyen qui se charge du dessin. Cette storyline est en fait un tie-in dans l’event Batman R.I.P. mais peut naturellement être lue séparément.


Batman: The Black Mirror (2010)

Résumé : Tandis que Batman enquête sur une étrange vente aux enchères dans le milieu de la pègre de Gotham, le fils psychotique du Commissaire Gordon fait sa réapparition. Si ce dernier aimerait pouvoir faire à nouveau confiance à son fils, la personnalité trouble du jeune homme ravive cependant chez Gordon de douloureux souvenirs. (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Disponible en France sous le titre Batman Sombre Reflet, cette storyline de Scott Snyder s’étale sur une dizaine de numéros de Detective Comics (#871-881). Cela marque en quelque sorte le début de Snyder sur Batman, avant Gates of Gotham et, surtout, avant qu’il ne prenne en main la série régulière portant le nom du héros.


Batman and Robin by Tomasi (2011)

Résumé : Batman a toujours eu à ses côtés un Robin, mais pour la première fois, Bruce Wayne fait équipe avec la chair de sa chair : le turbulent Damian Wayne. Élevé par la Ligue des Assassins, ce dernier tente tant bien que mal de se montrer digne de son père, mais l’arrivée de Morgan Ducard va l’amener à faire un choix cornélien. (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Peter Tomasi s’est rapidement imposé comme étant l’auteur spécialisé dans Damian Wayne – voire aussi Super Sons. Avec Patrick Gleason au dessin, nous avons donc les histoires d’un duo de combattant pas comme les autres, puisqu’il s’agit d’un père et son fils. Attention, à ne pas confondre avec la série du même nom écrite par Grant Morrison qui se déroule avant celle-ci.

      


Batman: Gates of Gotham (2011)

Résumé : Les pêchés des architectes de la ville reviennent hanter les citoyens de notre époque et Batman et tous ses équipiers, Robin, Red Robin et Black Bat, devront résoudre un crime dont les racines remontent à la fin du XIXe siècle. (source : Urban Comics)

Ce qu’il faut savoir : Cette histoire a été publiée en France sous le titre Batman : Les Portes de Gotham dans un numéro hors-série de Batman Saga, ce qui fait qu’elle est peut-être difficile à trouver aujourd’hui, sauf en version originale. Elle s’inscrit donc dans la lignée de Batman Sombre Reflet, étant également écrite par Scott Snyder et sert à mettre en place les éléments qui mèneront à la storyline de la Cour des Hiboux.


Batman by Scott Snyder (2011)

Avec New 52, Scott Snyder (avec les dessins de Greg Capullo) prend les commandes de Batman et, même si son run est moins épique que celui de Morrison, il reste un des plus importants jusque-là. Il contient des histoires qui sont devenues des classiques instantanés, comme La Cour des Hiboux et L’an Zéro. La première moitié de son run, soit jusqu’à L’an Zéro, est dans ce sens relativement incontournable, la suite est aussi très bonne, mais moins notable.

  1. La Cour des Hiboux
  2. La Nuit des Hiboux
  3. Le Deuil de la famille
  4. L’an Zéro Partie 1 (et Partie 2)
  5. Passé, Présent, Futur
  6. Mascarade
  7. La relève Partie 1 (et Partie 2)

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