Cinéma

Qu’est-ce que la “Screwball Comedy” ?

La Dame du vendredi (His Girl Friday, 1940)

Cary Grant, Rosalind Russell & Ralph Bellamy dans La Dame du vendredi (His Girl Friday, 1940)

Au-delà du film noir, le genre qui est le plus caractéristique du cinéma hollywoodien des années 1930-40 est indiscutablement la « Screwball Comedy ». Il s’agit d’un sous-genre de la comédie romantique qui né dans les décombres de la Grande Dépression et sous la contrainte du fameux code Hays — cahier des charges qui instaura des limitations importantes sur le contenu des films à partir de 1934 sous prétexte d’imposer la bonne morale au sein de cette industrie décadente… de la censure, pardi !

Une « Screwball Comedy » se devait de suivre des règles, et pas uniquement celles qui ont été dictées par le sénateur Hays. Un long métrage de ce genre nous offrait une romance ou, plus précisément, un homme et une femme qui allaient passer un peu plus d’une heure et demie à essayer de se supporter avant de finir par succomber à leurs véritables sentiments. L’histoire d’amour est majoritairement réduite à un prétexte pour poser une femme au caractère bien affirmé face à un homme qui lui résiste. Il en découle des dialogues terriblement bien affutés qui fusent dans tous les sens — et à tout à l’heure dans un film comme La Dame du vendredi (His Girl Friday, 1940) par exemple —, des situations toujours plus délirantes qui s’enchainent à un rythme souvent soutenu et occasionnel un passage dans le Connecticut. Ce dernier point ne fait pas partie des règles du genre, mais est revenu de manière étrangement récurrente (notamment dans Bringing Up Baby, The Lady Eve, The Awful Truth et sans surprise Christmas in Connecticut).

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Qu’est-ce qu’un Gremlin ? L’origine des monstres de Roald Dahl au film de Joe Dante

Gremlins 1984

Gremlins un film qui pourrait être une capsule temporelle, mais qui passe pourtant les années en ne prenant que très peu de rides. Par contre, en tant que spectateurs, nous vieillissons comprenant toujours plus de quoi il parlait à chaque nouveau visionnage. La satire est qui plus est explicite, étant donné que la mère de Billy Peltzer (Zach Galligan) regarde It’s A Wonderful Life à la télévision au début du film, peu de temps après que Joe Dante nous ai justement montré Billy aller au travail, traversant une ville qui ressemble de près à celle où réside George Bailey (Bedford Falls!) dans le classique de Noël de Frank Capra. Gremlins est d’ailleurs à bien des égards également un film de Noël.

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Les Hommes du Président : Un ôde au journalisme d’antan avec une touche de paranoïa

Les Hommes du Présidents (1976) avec Robert Redford et Dustin Hoffman

Qui aurait pensé en juin 1972 qu’une tentative de cambriolage dans les locaux du Parti démocrate dans l’immeuble du Watergate serait le début d’une longue série d’articles qui mèneraient à la démission du Président des États-Unis. Certainement pas Richard Nixon et encore moins Bob Woodward, journaliste travaillant pour le Washington Post depuis seulement 9 mois qui doit couvrir cette étrange affaire. C’est pourtant une des histoires les plus connues du siècle dernier et c’est pour cela qu’il est encore possible d’apprécier aujourd’hui ce que [easyazon_link identifier=”B01CT957FC” locale=”FR” tag=”cinematicpanic-21″]Les Hommes du Président[/easyazon_link] (All the President’s Men – 1976) réalisé par Alan J. Pakula nous raconte.

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Charters & Caldicott, un duo d’amateurs de Cricket bien britannique

Pour occuper mon 31 décembre en attendant que les festivités débutent, j’ai mis dans mon lecteur le Blu-ray récemment acquis de The Lady Vanishes, un de mes Hitchcock préférés. Si vous ne connaissez pas, cela parle d’un groupe de voyageurs dans un recoin perdu de l’Europe qui sont dans un train pour retourner en Angleterre. Là, la jeune Iris (Margaret Lockwood) réalise que la sympathique Miss Froy (Dame May Whitty) qu’elle venait de rencontrer et avec laquelle elle sympathisait a disparu. Personne ne la croit et, avec l’aide du musicien nommé Gilbert (Michael Redgrave), elle se lance à la recherche de Miss Froy.

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